Semaine. 432, 24.19, Pauline Bazignan. De mémoire

Numéro de revue

Pauline Bazignan agit en créant et crée en agissant. Son corps bouge. Elle danse. Elle habite l’espace. J’envie aux plasticiens leur corps, leur élan, leurs mains. Quand j’écris, seules mes mains bougent. Mes épaules se raidissent, j’oublie de respirer. Pauline semble animée des quatre éléments qu’elle met en œuvre : l’air, l’eau, le feu, la terre. Ses pieds tiennent le sol à distance, elle semble à la fois ancrée et aérienne. L’eau, elle la fait couler sur ses toiles – c’en est presque alarmant, est-ce que tout va disparaître ? Le feu – elle met le feu à ses sculptures, que fait-elle ? « Mes tableaux apparaissent avec l’eau, mes sculptures apparaissent grâce au feu. » Cette destructrice est une créatrice. Nos alarmes, elle les apaise. Contempler son travail c’est entrer dans le calme. Un calme venu après on ne sait quoi d’obscur et dangereux, un ravage – mais le calme. Marie Darrieussecq, extrait

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